Le rapport de l'Institut Économique Rexecode me permet de revenir sur notre Comité Départemental de l'UMP à Bernin, dédié à l'économie et aux chefs d'entreprises. En effet, Rexecode vient d'analyser et de comparer les programmes économiques de S. Royal, N. Sarkozy et F. Bayrou. Conclusion ? Pour ce dernier, la réduction des allègements de charges sociales consenties aux entreprises sur les bas salaires entraînerait la destruction de 200 à 250 000 emplois.
Pour Ségolène Royal, un SMIC à 1500 euros détruirait 50 000 emplois, la suppression du CNE 30 000, et l'effet à moyen terme des emplois tremplins serait négatif. Au total 150 000 emplois seraient détruits mais surtout la croissance du PIB serait réduite de 0,9 point alors qu'il faudrait l'augmenter de 1 point pour atteindre le niveau de richesse créée par nos partenaires.
L'effet positif du programme Sarkozy est démontré par les calculs de l'institut : la croissance du PIB sera supérieure à son niveau actuel dans une fourchette comprise entre 1 et 1,3 point et 160 à 200 000 emplois seront créés. Le débat de Bernin entre Pierre Méhaignerie, Valérie Pécresse et les chefs d'entreprises avait permis de bien ressentir ces espoirs.
Les heures supplémentaires non « chargées » et non imposées, le contrat de travail unique, la formation garantie aux salariés victimes de licenciements collectifs, la suspension de seuils pour les entreprises qui passent à 50 salariés, la liberté de travailler plus pour gagner plus... A Bernin, les personnes présentes autour du Président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale et de la porte-parole de l'UMP avaient réclamé ces mesures pour que la France reparte en avant... Tout avait été évoqué.
Le verdict de l'Institut indépendant valide cette orientation. Souhaitons que la France se saisisse de son avenir le 22 avril prochain. Car passé de la 9ème place à la 17ème des pays développés pour la richesse par habitant, passé de la 10ème à la 16ème place sur le critère défini par l'ONU qui comprend non seulement la richesse des habitants mais aussi l'éducation et la santé, notre pays a réellement besoin d'un nouveau départ.



La popularité de Ségolène Royal relève pour partie de l'irrationnel. Ce qu'elle incarne est plus proche des popularités de Simone Veil ou de Bernard Kouchner que des structurations politiques traditionnelles. Avec - évidemment - des différences de taille : elle est élue depuis longtemps et bénéficie du soutien de l'une des deux principales forces politiques du pays, le Parti Socialiste. Sur ce point un bémol : en réalité, si l'on tient compte de l'arrivée des nouveaux adhérents qui ressemblent plus à des supporters ponctuels qu'à des militants engagés dans la durée et sur le fond, seule la moitié du PS est derrière elle, le reste préférant Fabius ou Strauss-Kahn. Il n'est donc pas certain - contrairement à Nicolas Sarkozy - qu'elle bénéficie de la mobilisation de tout le parti. 






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