M. Destot a donc ouvert le dernier Conseil Municipal sur une diversion : il s'agit de mettre tous les moyens de la ville - donc du contribuable - afin de pourchasser un jeune étudiant de l'UMP. Sa faute ? Avoir diffusé aux employés municipaux le rapport d'expertise judiciaire de CORYS SA. La justice a été diligente. La police a suivi.
A l'heure où le Président de la République emporte des victoires Européennes, impose un socialiste Français à la tête du FMI, à l'heure où il présente une politique ambitieuse au Maghreb, où les grands dossiers des réformes sont ouverts à l'Assemblée Nationale, Grenoble se caractérise à nouveau par le niveau zéro du débat public. Le Maire de la ville ouvre le débat du Conseil municipal sur des rumeurs. Il lance des pistes sur le déroulement d'un dossier judiciaire qu'il a lui-même ouvert ! Toujours le même objectif : instrumentaliser les médias et placer Grenoble à un rang secondaire. C'est notre ville qui vient de faire l'objet d'un important
reportage télévisé sur la guerre des gangs. Quelle image!
Comme l'explique à juste titre Julien Béraud, le responsable des jeunes de l'UMP (1), le Maire ne donne aucune réponse aux questions de sécurité que se posent les grenoblois suite aux graves incidents de la fête de la musique, et aux incendies de voitures. On aurait aimé que la compétence des avocats de la ville soit mise en oeuvre afin d'obtenir autant de résultats rapides que pour poursuivre un étudiant de l'UMP…
C'est Nathalie Béranger qui avait raison dans sa campagne : réélire Michel Destot Député ne sert à rien puisqu'il n'accomplit rien d'utile avec ce mandat. Son collègue Didier Migaud a été élu par son groupe pour représenter le PS à la tête de la Commission des finances. Dans une mesure moindre, André Vallini a obtenu de figurer parmi les porte-parole de son groupe. Michel Destot est encore absent pour une législature. Et Grenoble est amoindrie, sa voix ne comptera pas dans le débat national. Nous serons dans l'incapacité de peser sur les décisions nationales. Par exemple, on peut se demander quel sera notre poids en faveur de notre Cour d'Appel quand la question de la carte judiciaire sera posée ?
Ces questions qui engagent l'avenir de Grenoble continueront à nous mobiliser. Et elles seules.
(1) La déclaration de Julien Béraud Responsable départemental des jeunes de l'UMP
(…) Cependant je dénonce l’amalgame auquel s’est livré M. Destot devant le Conseil municipal et dont il est coutumier. L’armada des avocats de la ville a été mise en branle aux frais du contribuable pour atteindre un étudiant membre de l’UMP qui a commis la faute de diffuser un rapport d’expertise judiciaire sur CORYS SA qui déplaît fortement à M. Destot. Ce jeune est présenté comme responsable départemental ! Au lieu de se réjouir de voir l’information circuler, le Maire de Grenoble s’en offusque. Au moment où des personnes sont poignardées dans Grenoble pendant la fête de la musique, où la ville est la proie de gangs qui s’affrontent de façon sanglante, où des voitures brûlent dans les quartiers, le Maire de Grenoble ne trouve pas plus urgent d’instrumentaliser la justice, la police et les médias afin de détourner l’attention des vrais problèmes de la ville.
Au lieu d’accéder à une quelconque responsabilité nationale, au lieu de remplir le mandat de Député pour lequel il vient d’être réélu, au lieu de s’expliquer sur sa société CORYS SA et de répondre de savoir pourquoi il s’est refusé à répondre sur ses revenus et son patrimoine personnel, M. Destot transforme Grenoble en cloche merle et cité de la rumeur et de l’amalgame.
Les jeunes de l’UMP que je représente ont une autre ambition pour la capitale des Alpes que de la transformer en sous-préfecture. Grenoble mérite mieux que sa gestion actuelle.
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