A l'issue du premier tour, la victoire est possible. Elle est même logique. Le total des voix de droite et du centre dans la première circonscription est très satisfaisant. Le score de la candidate socialiste dans la circonscription est plutôt en dessous de ceux réalisés par ses collègues candidats PS.
La position que vient de prendre Richard Cazenave, indiquant qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP au second tour, est évidemment grave. S'il était suivi, l'agglomération grenobloise pourrait être monocolore dimanche soir et compter 3 députés PS. Nos idées seraient éliminées du débat local et les grands dossiers mal défendus à Paris.
Alors que Nicolas Sarkozy a besoin d'une large majorité pour réformer la France, une telle position dénote un manque évident de sang froid, et plus profondément du sens de l'intérêt général. Il est des moments où nos personnes comptent moins que les valeurs que nous portons. C'est toujours une faute que de l'oublier.
Venir en aide au PS quand on a été Conseiller municipal à mes côtés, 18 ans député RPR puis UMP, est aussi un manquement à soi-même.
Pour ma part, fidèle à mes engagements et à mon combat, comme je l'avais annoncé dans toutes mes réunions, j'aurais appelé à voter pour Richard Cazenave si le sort des urnes m'avait été défavorable. Car entre lui et Madame Fioraso je n'aurais pas hésité une seconde.
Une fois de plus, au fond de moi, comme en tant de circonstances où mon physique plutôt frêle prêtait à penser que je pouvais avoir des habiletés, je ne déteste pas établir une certaine solidité de convictions et de rectitude morale. Là ou tant de personnes en parlent pour les autres sans se les appliquer à eux mêmes.
Je ne déteste pas non plus, concomitamment, établir la différence entre la vanité et l'orgueil. La première est l'apanage de ceux qui réagissent à l'égo. Tandis que l'orgueil ne quitte jamais, même à terre - et je sais de quoi je parle - l'homme habité par ses convictions.
Car au delà des calomnies et des rumeurs que j'ai eu à supporter, j'aurais conservé mes blessures en moi pour ne penser qu'à ce que nous défendons et représentons, qui est au dessus de chacun de nous.
Aujourd'hui, le choix est désormais clair : chaque suffrage qui ne se portera pas sur les candidats de l'UMP affaiblira le combat que nous avons à mener à Grenoble et dans l'agglomération. Il affaiblira Nicolas Sarkozy et le gouvernement dans leur volonté de réforme.
Adopter une telle attitude personnelle suicidaire, de terre brûlée, n'est pas de nature à réconcilier les citoyens avec la politique.
Je forme le voeu, comme au premier tour, que tous ces pronostics, ces calculs en chambre, ces rancoeurs personnelles présentées comme une pensée politique, ces campagnes de presse, finissent par échouer sur l'écueil de la liberté reconquise des citoyens.


















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