Les 48 dernières heures de la campagne ont vu apparaître de gros autocollants jaunes m'accusant d'enrichissement personnel, accolant mon nom à rumeurs, calomnies, menaces etc… Ils ont été apposés dans toute la ville, sur tous les poteaux, près de la plupart des bureaux de vote. Ils concluaient une campagne lamentable, d'une bassesse inouïe, dont le refus de tout débat public de la part de ma concurrente socialiste a été la conclusion. Ainsi, ceux qui m'accusaient de lancer des rumeurs en colportaient des fausses. Ceux qui m'accusaient d'anonymat y recourraient avec force.
Au même moment, le dernier jour, Madame Fioraso diffusait une lettre de soutien de Robert Badinter appelant à la dignité du débat public. Je veux croire que l'autorité de Robert Badinter a été abusée et qu'il ignorait le double langage. Il ignorait que celui qu'on accusait de ces méthodes en était seulement la victime. Par contre, l'avocat et le juriste n'ignorent pas que la double peine ne figure plus dans notre droit. Je n'ai donc pas compris qu'il s'appuie sur une condamnation pour refuser sa liberté et sa dignité à un citoyen. De plus, sachant ce qu'il sait du fonctionnement la vie publique dans les années 80, M. Badinter a commis là une véritable injustice. Il ne nous avait pas habitué à aboyer avec la foule. Ni à manquer de rigueur.
Il a cautionné ce jaune de l'infamie, anonyme, contenant de fausses accusations. Je n'ai jamais été condamné pour enrichissement personnel. Ces papillons jaunes avaient pour objet de me déclasser de la société des hommes, de me retirer les droits élémentaires du citoyen. Par les mots employés : mensonges, calomnies, rumeurs, insinuations, pressions, menaces, il s'agissait de condamner sans preuves. Et évidemment sans signature.
Va t-on soulever une foule qui me demandera d'apposer cet autocollant jaune sur ma voiture, de le porter ? M. Badinter, si vous êtes l'homme que je crois, vous ne pouvez laisser votre nom associé à de telles méthodes. Si vous avez l'âme claire, vous ne pouvez admettre qu'on instrumentalise la justice pour salir un homme qui a payé sa dette à la société. Pour ma part, même si vous demeurez silencieux, sachez que je n'admettrai jamais cette injustice et cette imposture. Face aux coups bas et aux mensonges, je résisterai jusqu'à mon dernier souffle.
Car la dignité de la personne et la hauteur du débat public ne se situent pas du côté ou l'on croit.
NB : Afin que chacun comprenne, je publie ci-dessous une photo des autocollants jaunes apposés sur tous les poteaux de Grenoble 48 heures avant le premier tour pendant que la lettre de Robert Badinter était distribuée. Le PS ne s'est pas exprimé pour condamner ces méthodes.


Tout cela se passe bien évidemment du moindre commentaire...
De très jolies méthodes !!
Rédigé par: NANCY | 30 juin 2007 à 08:53