Après minuit, selon la loi et le code électoral, je ne peux plus actualiser mon blog ni publier vos commentaires. Je vous retrouverai donc lundi à la première heure.
La journée d'aujourd'hui a été foisonnante et émouvante. J'ai reçu un témoignage qui compte beaucoup pour moi. Car un écrivain de cette qualité qui a su si bien dénoncer la célébrité facile - et le faire avec tant d'amour et de délicatesse - la perte d'identité inhérente aux folies de notre société, cet homme qui a su avec « Podium » et d'autres films réussir aussi au cinéma avec des films d'auteur et de grand public, Yann Moix m'a adressé cet après midi un beau texte. De foi, de vérité, de passion. Sous cette plume je peux lire : « dans la dignité de celui qui se relève et, plutôt que de se laisser casser, souiller, humilier, prend la décision de continuer sa vie ».
A côté de la puissance de ces mots, de quelle valeur sont les rodomontades mensongères d'une Madame Fioraso et de M. De Longevialle ?
Et puis, bien entendu, je reçois de Bernard Accoyer, Président de notre groupe à l'Assemblée, de Patrick Devedjian secrétaire Général de l'UMP, Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur… et de tant de personnes qui prennent l'initiative d'appeler autour d'eux, d'interpeller, de refuser, de se battre, de convaincre, de lutter contre la calomnie. Ceci sans compter l'appel au vote utile auprès des élus de la circonscription par Charles Descours et Guy Cabanel, Conseillers Généraux de Grenoble II et de Meylan. Un appel relayé par 34 élus des cantons de Meylan et St-Ismier.
Quel que soit le résultat de dimanche, nous voyons bien que les conditions d'un nouveau départ sont réunies. Quoi qu'il advienne, l'avenir appartient à l'armée de ceux qui se mobilisent aujourd'hui pour qu'une alternative existe dans notre agglomération.
Quoi qu'il advienne, ceux qui jouent contre leur camp ont déjà perdu : nos électeurs ne leur pardonneront jamais d'avoir déserté leurs convictions à l'heure d'un nouveau départ pour la France. Ne leur pardonneront jamais d'avoir tenté de favoriser le PS et ses alliés dans l'agglomération grenobloise. C'est une faute contre eux mêmes.
A voir, à lire cet enthousiasme et ces efforts, j'ai confiance. Comme je l'ai écrit lundi, la victoire est évidemment possible. Mais elle est surtout logique.
Témoignages de soutien :
Le mail reçu ce jour de la part de Yann Moix, écrivain : "La démocratie a été inventée pour punir et pardonner. Selon des règles strictes, et universelles. Et la République a été fondée, avec fracas, pour que ces punitions et ces pardons soient justes. Quand une société sait punir, ce que nous attendons donc d'elle, c'est qu'elle sache également pardonner. Pas pardonner par intermittences, par morceaux, par à-coups : mais, une fois la peine purgée, une fois le délit lavé, une fois la faute nettoyée, qu'elle octroie au fautif la possibilité d'être neuf. Neuf une fois pour toutes. Innocent comme autre fois.
Alain Carignon a été reconnu coupable. Sa dette payée, il doit à présent être reconsidéré comme innocent. Ce qu'il a fait n'a plus d'importance. L'importance est ailleurs : dans les années au (fond du) trou, dans la dignité de celui qui se relève et, plutôt que de se laisser casser, souiller, humilier, prend la décision de continuer sa vie. Il n'est de destin possible sans destinée romanesque, certes. Mais Alain Carignon ne veut pas être un héros, même à l'envers. Il désire simplement être un homme jugé, non sur ses errances d'hier, mais sur sa volonté d'aujourd'hui. Aimer la démocratie, ce n'est pas opter pour je ne sais quelle pureté imbecile : mais respecter les hommes qui ont remboursé leurs faiblesses par un courage recommencé."
La lettre de Bernard Accoyer, Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale.
La lettre de Patrick Devedjian, Secrétaire Général de l'UMP.
Une mobilisation à laquelle je suis sensible pour cette dernière réunion de campagne, vendredi soir à la Maison du Tourisme de Grenoble :


Lorsque vous lirez vos messages, j’espère que ce sera autour du verre de la victoire. Elle sera d’autant plus méritée que beaucoup vous auront manqué au plus fort du combat.
Je veux y croire très fort, autant que pour ma candidate, qui est sur le point de déboulonner un des éléphants adverses et souhaite, comme vous, enfin, la A 51 qui nous reliera.
Avec toute ma sympathie et mon soutien.
Rédigé par: Martine P. | 16 juin 2007 à 21:02