La belle victoire de Nicolas Sarkozy nous rappelle une réalité majeure de la vie politique. Par delà les commentaires, les barrières de la pensée officielle, la vérité profonde d'un homme politique c'est d'abord lui-même. Sa volonté. Sa personnalité. Sa capacité à faire. Il a su exprimer toutes ses qualités profondes dans des circonstances difficiles, controversées et les Français lui ont accordé leur confiance.
Maintenant, une immense responsabilité l'attend pour respecter cette confiance et la traduire en actes. Il doit pouvoir compter sur chacun. Chacun à son niveau. C'est le cas de la prochaine majorité parlementaire qui doit accompagner le projet présidentiel. C'est le cas aussi des prochaines échéances locales.
Concernant mon implication personnelle, j'entends les commentaires, les questions, les réserves, les adhésions aussi qu'il ne faut pas oublier. Les citoyens ont droit à la clarté. Toute la clarté. Je vais donc répondre précisément à chacune de leurs principales interrogations.
Oui, je suis candidat à l'élection législative sur Grenoble 1 jusqu'au soir du 10 juin et probablement celui du 17 juin. Cette circonscription n'appartient qu'à ses citoyens. Elle n'appartient pas à Richard Cazenave. Elle ne m'appartient pas davantage. J'ai été investi par l'UMP et j'accomplirai mon devoir. Ce devoir, ce n'est pas seulement de gagner dans cette circonscription, c'est aussi de conduire dans l'agglomération la majorité présidentielle au choc des prochaines élections locales.
Après avoir été investi dans la circonscription Grenoble 1, certains m'ont dit : « pourquoi n'allez vous pas vous présenter contre Michel Destot ? ». Je les rassure. Je serai candidat contre Michel Destot en conduisant la liste municipale sur Grenoble. Je l'ai battu en 1983 quand il était en 46ème position sur la liste d'Hubert Dubedout. Je l'ai battu en 1989 quand il conduisait sa propre liste. Je compte bien le battre en 2008.
Je suis candidat parce que je le dois à Grenoble et aux Grenoblois. Parce que je veux que notre rencontre soit celle du meilleur. Là est le seul but de ma nouvelle implication politique. La qualité de mon bilan est reconnue par chacun. Sans ce bilan, on me dit souvent « on ne reconnaîtrait pas cette ville ». Une tâche, les affaires politiques, est intervenue. J'ai payé. Tout est en règle. Mais à mes yeux, ce n'est pas assez. Cette tâche, je ne la supporte pas. Elle ne doit ni cacher le reste ni tromper sur mon véritable tempérament.
Cette candidature municipale sera donc celle de la vérité pour donner le meilleur dans la conquête des avancées du lendemain pour une vie quotidienne marquée par l'excellence de Grenoble, si endommagée ces dernières années par un terrible immobilisme.
En conduisant dans ces conditions cette utile bataille pour l'alternance à la tête de la Capitale du Département, je compte aussi aider celles et ceux qui partiront aux élections pour bâtir une autre majorité à la Métro et au Conseil général de l'Isère, deux instances au sein desquelles je ne suis pas candidat.
Vous le voyez, le cadre est clair. Il est fixé par cette éthique du devoir. Pour Grenoble. Pour les Grenoblois. Pour moi. Trois devoirs indissociables. Dans cette démarche, je suis lucide, sans désespoir ni utopie. C'est cette même lucidité qui m'animait au début des années 80 quand j'entendais au moins autant de critiques que celles de ce jour mais à l'époque sur d'autres bases. Nous avons su entraîner, gagner, réaliser. Dans des conditions identiques, seul cet avenir m'intéresse et rien ne m'en détournera.
Retrouvez ici mon intervention au JT de 12h de France 3 Rhône-Alpes Auvergne le mercredi 9 mai :








































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