Hier, Nicolas est devenu le 6ème Président de la République. Je suis ému. Cet homme avec lequel j'ai partagé tant de moments personnels, dont j'ai eu à connaître la profonde humanité, l'insatiable curiosité sur les hommes et les choses, l'incroyable éclectisme, a réussi seul son pari.
Ému d'avoir vu sous mes yeux la transformation progressive et profondément réfléchie d'un homme depuis ses engagements partisans du début jusqu'aux habits de la fonction suprême. Réussissant aussi la synthèse de la fidélité à ses convictions avec l'exacte mesure des responsabilités qui l'attendent. Comme un sportif du plus haut niveau, il s'est imposé l'entraînement intellectuel et physique que personne ne pouvait suivre. Il a mis dans son camp et hors de son camp une distance telle qu'il était irrattrapable. Il a abattu un travail personnel colossal et je suis convaincu que ses journées avaient 48 heures : les 24 qu'il vivait et dans une autre case 24 autres qui anticipaient, réfléchissaient, préparaient les idées et leur formulation. On se souviendra qu'une seule migraine l'aura une fois empêché de Conseil des ministres depuis 5 ans ! Tout autre qui n'aurait pas respecté sa rigueur aurait été emporté. La valeur travail et celle du mérite se sont d'abord appliquées à lui-même.
Il aura maintenu pendant toute la campagne ses joggings d'une heure - nous en avons tant fait ensemble au gouvernement et avant - sans boire d'eau. Un jogging, c'est le temps d'un discours. La capacité de parler une heure sans boire. Une évacuation et une recharge. Une détente du corps et une concentration de l'esprit.
Je l'avais vu dire début septembre en regardant chacun tour à tour dans les yeux, face à face, à tous les grands leaders de la droite qui l'entouraient, concurrents potentiels dans la course à l'Élysée : « si l'un de vous pense qu'il est meilleur, si l'un de vous pense qu'il peut gagner, alors qu'il le dise. Parce que moi je ne le fais plus par plaisir mais par devoir ».
A cet instant - nous étions en septembre 2006 - il dominait déjà Chirac, Villepin, Juppé, MAM... qui pensaient qu'aucune présidentielle ne donnerait vainqueur celui qui faisait d'abord la course en tête. Mais Nicolas le savait comme eux. Il déjoua cette malédiction comme les autres : par sa connaissance et son anticipation. Pour ce faire, il couvrit tous les espaces, incarnant l'action par le Ministère, l'avenir par la candidature, la mécanique par le parti. Ses concurrents attendront leur heure qui ne viendra jamais. Dans cette guerre de mouvement, ils croyaient moins en lui que lui-même, estimant que le rythme infernal des résultats à l'Intérieur et du combat des valeurs déserté par la droite depuis 60 ans n'était pas tenable si longtemps.
Il leur avait échappé que « Nicolas » n'était plus tout à fait le même. Comme homme, c'était déjà la grande classe. Celui qui ne s'incline jamais devant une mode passagère pour plaire à l'instant. Comme homme public, il avait intégré tous les paramètres de la reine de batailles et de la première des fonctions. Cela n'avait pas échappé à ceux qui l'aiment, à ses amis.
Estimant que les Français se donneraient à celui qui les aimerait le plus au point de tout jouer seulement pour eux, tout fut exposé et tout fut donné : famille, amis, intérêts, boutique. Il finit seul sur le podium, déshabillé de tous les oripeaux de l'apparence, démontrant qu'il était l'intelligence selon Malraux : « la fin de la comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique ».
Il gagna sur sa sincérité pendant qu'en face on finassait encore entre des alliances au centre ou à l'extrême gauche, démontrant que le coeur des Français importait moins que leur main, celle qui vote.
J'avais compris depuis nombre d'années - ces choses là ne s'énoncent jamais avec les mots - que Nicolas se destinait à l'essentiel. Ses choix politiques au moment de l'épisode des « rénovateurs » étaient déjà des choix stratégiques. Il n'en était pas. Cette opération lui semblait dès le départ vouée à l'échec. Nous échangions beaucoup à ce moment là. C'est lui qui me rapprocha ensuite de Balladur dans la préparation des législatives de 93, car il souhaitait que nous gouvernions ensemble.
Ses refus de 2 Ministères sous Balladur - l'Équipement et la Culture - pour n'accepter que le Budget permettant de connaître tous les Ministères à la fois, démontraient clairement son désir de préparation.
A partir de là, malgré les aléas, contre tous les pronostics selon lesquels quand on appartient à son camp on ne peut rien sous la 5ème République en figurant dans les ennemis du Président, il déjoua toutes les augures, devint son Ministre d'État et son principal opposant. Sur la base d'une analyse froide - aucune majorité n'a été reconduite depuis 1981 - et d'une conviction forte : la France attend le changement comme jamais elle ne l'a espéré. Facile à exprimer. Mais la politique comme la guerre est un art difficile d'exécution.
Dans le genre, cet amateur de foot fut un Zidane. Il eut des accents de De Gaulle - l'Amiral en fut touché -, des audaces de Margaret Thatcher, des rondeurs de Pompidou, des modernités sociétales d'un Giscard, des révoltes contre les injustices dignes de l'Abbé Pierre.
Il parla de la France avec la foi d'un Michel Debré, la voix d'un Maurice Schumann, le porte-parole de la France Libre, splendide orateur de la 5ème République, et les profondeurs d'André Malraux.
Certains instants eurent du génie. Qui n'a pas eu le regard humide en entendant la lettre de Guy Mocquet, résistant, 17 ans, la veille de son exécution « ma petite maman chérie » que Nicolas répéta à satiété comme s'il dédiait ce message également à sa propre mère, à toutes les mères avec les mots que les fils n'osent jamais dire ? Comme s'il voulait démontrer qu'il assumait devant les Français sa part de fragilité, d'humanité, de reconnaissance à la mère, à la Nation, tout ce que pendant cette campagne la gauche intolérante lui contestait...
Nicolas nous a fait vivre ce que la vie publique a de meilleur. Il a rendu à nos idées la fierté. Donné à nos combats leur lettre de noblesse. Il inaugure la présidence du nouveau siècle.
Il est vraiment juste que ce soit lui. Que le suffrage universel l'ait reconnu ainsi. Bonne chance Nicolas et vive la France !



Bonjour,
Malgré le titre emphatique, la rédaction est "magiquement" honnête. Les mots relatent vraiment l'amitié entre deux personnes qui vont amener notre pays vers de plus beaux lendemains.
Personnellement, militant UMP au niveau local, je suis dans une situation d'incertitude. Dans la 9ème circonscription de l'Isère, et plus particulièrement au niveau du canton de RIVES, je ne peux compter sur le soutien que de militants d'autres communes ou d'autres circonscriptions. Nous sommes tous responsables du changement qui s'annonce, alors merci de prendre le temps de nous comprendre pour préparer les prochaines échéances.
Sur l'instant, je me rends compte que l'outil Internet ne correspond pas à mes attentes et cela pour une raison majeure : il permet de "poster" un commentaire sans prendre le temps de se présenter ou d'assumer ses écrits, du coup le tout devient anonyme.
Amicalement,
Bruno MARION
Rédigé par: Bruno MARION | 08 mai 2007 à 23:35
Ce matin encore, les militants avaient dans les yeux la joie de vieux enfants. Et ceux que je n’avais pas encore revus, de m’embrasser et me serrer comme à une grande communion de famille (dans le sud, tout est démonstratif !). Nicolas nous a donné un grand bonheur, sachons encore le soutenir pour qu’il mène à bien sa mission. Restons mobilisés et disponibles pour nos candidats et les prochaines échéances.
Rédigé par: Martine P. | 09 mai 2007 à 17:05
Un moment inoubiable que l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République !!!
Maintenant il faut s'attaquer aux législatives et sur Grenoble et dans le Grésivaudan, nous allons donner à Nicolas Sarkozy la majorité présidentielle dont il a besoin avec Alain Carignon.
Rédigé par: Carignon, député ! | 13 mai 2007 à 19:22
Quelle soirée inoubliable !
La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle a été un moment historique pour notre famille politique et pour la France.
Cette victoire est le commencement d'une grande vague bleue dans le département de l'Isère et notamment à Grenoble et dans le Grésivaudan avec vous Alain Carignon comme candidat de l'UMP et de la majorité présidentielle.
Rédigé par: Caroline | 18 mai 2007 à 15:19
Maintenant que les élections présidentielles sont terminées et que Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République, il va falloir lui donner une majorité à l'Assemblée Nationale.
Et c'est vous Alain Carignon qui allait être le candidat de Nicolas Sarkozy dans la 1er circonscritpion pour la formation de la majorité présidentielle.
Rédigé par: Véronique.Merveau | 19 mai 2007 à 23:15
Je pense que la fête sera aussi joyeuse et aussi impressionnante pour votre victoire aux élections législatives en les 10 et 17 juin.
Nous sommes tous derrière vous car vous êtes le seul à pouvoir mener la bataille de la reconquête de Grenoble et du département.
Rédigé par: Arthur.M | 22 mai 2007 à 18:19