Une fois les élections présidentielle et législatives achevées, nos concitoyens se tourneront vers les échéances locales. Tout ce que j'entends des Grenoblois quant à la gestion de la municipalité Destot m'incite à penser qu'un changement est espéré. Le Conseil municipal de lundi a voté dans l'indifférence générale ses comptes administratifs. J'aurai l'occasion de revenir en détail sur le bilan de la coalition qui dirige la ville.
En ce qui concerne la dette de Grenoble, le PS et ses alliés avaient hurlé à l'endettement excessif en 1995. Depuis, ils ont accru considérablement le poids de l'emprunt qui pèse sur les grenoblois : entre 1994 et 2006 l'encourt de la dette a augmenté encore de 5,39 %. Il est 1,7 fois plus élevé que dans la moyenne des villes comparables de plus de 100 000 habitants.
Pourquoi ce chiffre de + 5,39 % est-il élevé ? Parce que dans la période, les taux d'intérêt ont chuté de moitié. Optiquement, la ville semblait emprunter moins alors qu'elle s'endettait plus. Bilan : l'encourt de la dette des Grenoblois est 1.03 plus élevé qu'il ne l'était il y a 10 ans ! Pour quoi faire ? Financer ses frais de fonctionnement lesquels ont considérablement augmenté : pour la première fois de son histoire budgétaire, ils ont dépassé 50 % du budget de la ville dans une période où Grenoble bénéficiait de forts transferts de services à la Métro. Tout ceci sera exactement chiffré afin de montrer aux Grenoblois quelle a été la dérive.
La situation de Grenoble est donc claire : compte tenu de ses charges de fonctionnement, le produit de l'impôt pourtant très élevé ne permet pas de dégager une capacité d'autofinancement suffisante pour assurer la couverture de l'annuité de la dette et de l'autofinancement pour l'investissement. Il faudrait affecter 1,11 années de recettes de fonctionnement pour financer l'encourt de la dette c'est à dire ne pas payer les salaires ni n'accorder aucune subvention...
Pour l'instant il existe une sorte de consensus mou autour d'un rideau de fumée pour cacher la réalité de la gestion financière de Grenoble depuis 1995 : j'ai la conviction que tous ces voiles vont se déchirer. Alors les Grenoblois retrouveront la liberté de se prononcer.
Actuellement dans un petit département dont la ville préfecture est aux «bons soins des socialistes», dont un, des très très proches de Mme Royal, il a été possible de consulter les comptes. Les charges «semblaient», à première vue, sensiblement en baisse. Après être entrés plus à fond dans les comptes, on s’est aperçu que les emprunts avaient été renégociés dans le temps, avec allongement important, évidement. De plus, un grand nombre de salaires avaient été transférés sur la communauté de communes créée, mais restaient constants en charge ! Bon courage aux maires UMP qui prendront la suite des gestions socialistes en 2008 !!!
Rédigé par: Martine P. | 28 avril 2007 à 17:42
ni très compréhensible ni très fiable écnomiquement cet artcile. Je suis comme vous un observateur attentioné de ce genre de parametres mais là votre démonstration me parait pour le moins sommaire et ne tiens pas compte de beaucoup de variables économiques indispensables pour effectuer les calculs que vous faites. Les résulats que vous donnez n'ont absolument aucune signification économique.
Rédigé par: alexis | 29 avril 2007 à 02:36
Les comptes de la ville sont dans le rouge et M. Destot n'a fait qu'accentuer ce phénomène depuis qu'il est aux responsabilités.
Les contrats d'objectifs sont constamment dépassés et les dérapages budgétaires s'accumulent : construction du stade d'agglomération, réaménagement de la MC2 (l'ex-Cargo)...
Combien de temps, cette situation financière va durer ?
Rédigé par: Observatoire de la dépense publique | 30 avril 2007 à 14:35
et les chiffres ne prennent pas en compte le surcout du stade …
Rédigé par: PDG | 30 avril 2007 à 20:34
La gauche donne beaucoup de leçons mais elle a du mal à se remettre en cause.
Le dernier Conseil municipal à Grenoble nous a montré que Michel Destot doit désormais faire face à une crise politique.
Il n'a plus de majorité : Les écologistes et le PCF sont contre sa politique et GO Citoyenneté est de plus en plus critique...
Rédigé par: Mat | 02 mai 2007 à 14:10