« Nous n'avons plus confiance dans vos mots, nous voulons des écrits, des dates, des actes ». L'assemblée a ressenti un fort moment d'émotion avec cette personne qui annonce son âge - 84 ans - qui a rassemblé ses forces pour s'exprimer sans micro dans la salle de l'amphi de l'IUT 2. Elle est écoutée dans le silence et le respect. Elle rappelle, depuis la fermeture des 12 logements de Pinal il y a 8 ans, que les personnes âgées n'ont plus de domicile collectif pour vieillir dans leur quartier alors que des promesses leur avaient été faites, les engagements pris. « Certaines sont mortes en attendant » ajoute la dame.
Ce qu'exprime cette personne, toute la ville pourrait l'affirmer : Grenoble depuis 12 ans a renoncé à construire de façon significative des structures d'accueil pour personnes âgées dépendantes prenant un retard considérable alors que la ville avait été pionnière en matière de gérontologie. Environ un millier de personnes âgées sont en attente de structures et Meylan est la seule ville qui va ouvrir une maison pour 80 personnes dans quelques semaines. Évidemment d'abord réservée aux Meylanais.
Reconnaissons dans le cas de Pinal l'honnêteté de M. Motte, l'adjoint au Maire qui répond et reconnaît que les engagements ont été pris et n'ont pas pu être tenus pour l'instant. Le jargon technocratique du directeur de la gérontologie au CCAS était également intéressant. Il tentait de noyer par des considérations générales une question simple : pourquoi les personnes âgées du foyer Pinal devront-elles désormais partager leur directeur avec le foyer Saint Bruno, ce qui signifie pour elles moins d'accueil, moins de présence, moins de proximité ? « Pour nous c'est une perte » résuma très bien la présidente de l'union de quartier « et votre réorganisation ressemble à une formule sur du papier qui ignore l'humain ».
D'ailleurs, la permanence sociale qui existait au foyer Pinal et permettait aux personnes âgées d'être secondées dans leur dossiers sociaux a été transférée ailleurs l'année dernière : elle avait été crée sous Hubert Dubedout et mes équipes l'ont maintenue 12 ans. Il a fallu attendre cette municipalité pour vivre sa suppression.
C'était hier, l'assemblée générale de l'Union de quartier Centre-Gares de Grenoble. Ces réunions sont toujours un moment fort et sain de notre vie locale. En l'occurrence, Madame Cadoux, la Présidente, conduit les débats avec beaucoup de tact, de diplomatie, de connaissance du terrain et des dossiers et par un dialogue respectueux des élus. Ce qui rend le déroulement de la réunion particulièrement intéressant.
Au fil des dossiers de ce quartier que je connais bien, je note l'échec de la municipalité pour le réaménagement des gares SNCF et routières. Alors que la ville, la métro, le Conseil Général et Régional sont de la même tendance, elle se plaint de... l'État qui ne l'aide pas assez. D'autres villes, pas loin de nous, ont porté ce dossier avec plus de talent et de résultat. Il en résulte une place de la Gare désorganisée, triste et plutôt sale. Les habitants ont raison de réclamer un plan lumière afin que le Sacré Cœur dont le dos accueille les visiteurs de Grenoble soit éclairé. Qu'une antenne de tourisme accueille ceux qui veulent découvrir la ville. Mais un élu informe que la gare ne figure pas dans le plan « Coeur de ville » (ce plan dont les gros travaux doivent démarrer en 2008 pour s'achever en 2018...) mais plutôt dans un autre plan que nous ignorions jusque là, démarré en... 2006 (nous n'en avons rien vu place de la gare) et qui doit s'achever en 2016 !
Très prosaïquement, les habitants ont réclamé que des... WC soient installés à la gare routière qui n'en compte pas avec les conséquences que l'on imagine dans tout le quartier qui rencontre de graves problèmes d'hygiène, que des ascenseurs pour handicapés soient installés à la gare car nous sommes la seule grande ville ou les quais de train sont inaccessibles aux handicapés (à Grenoble où nous avons mis en place le premier tramway au monde accessible aux handicapés), que les tags soient nettoyés car ils sont la première impression que se font les visiteurs en arrivant à Grenoble, que le trottoir démoli pour construire des logements sociaux au 53 avenue Alsace Lorraine soit refait car il est source de danger pour les personnes... bref, il ne s'agissait plus de savoir ce que la municipalité Destot ferait ou pas en 2018 mais qu'elle veuille bien se consacrer à ce pour quoi elle est élue : assurer maintenant le bien être des Grenoblois.
Les élus présents se sont engagés à ce que ces problèmes soient résolus dans les... 2 ans. Gageons que certains travaux commenceront un peu avant mars 2008, l'essentiel des crédits de réalisation étant reportés à l'année suivante.
Ne pas pouvoir réaliser un WC public à la gare de Grenoble qui n'en compte aucun en dit plus long que tout sur la gestion de Grenoble.
Manifestement, il plus facile de construire et de financer les dépassement d'un gvrand stade et d'un échangeur que de loger quelques personnes agées… social...istes avez-vous dit ?
Rédigé par: PDG | 17 avril 2007 à 22:20
Monsieur Carignon, je suis heureux de voir que vous avez participé à l'assemblée génarale de l'Union de quartier.
Vous avez pu prendre la température et vous vous êtes aperçu que la situation sur Grenoble n'est plus penable !!!
Nous avons besoin de vous pour redresser Grenoble !
Rédigé par: Oui au retour d'Alain Carignon ! | 20 avril 2007 à 00:54
Nous comptons sur vous M. Carignon pour que M. Destot ne puisse pas réaliser un troisième mandat à la tête de la mairie de Grenoble....
Rédigé par: Non à Destot ! | 20 avril 2007 à 07:33