M. Magnin et M. Valentin, respectivement Président et Vice-Président de la Chambre d'Industrie Hôtelière, viennent m'exposer les problèmes et propositions de leur profession. Je retiens qu'ils représentent 10 000 emplois dans l'Isère et 2000 entreprises.
Je note que le tourisme est le parent pauvre du département et qu'il n'est pas défendu. Il est évident qu'à côté de notre politique volontariste (autoroute Grenoble/Valence, Gare de TGV de Pontcharra/Montmélian...) nous vivons maintenant le freinage de Grenoble/Sisteron, la disparition de toute liaison TGV (Bordeaux va être à 2 heures de Paris !). Évidemment, la paralysie de l'accès à la ville-centre pèse également lourd.
S'ajoute dans nos stations la pression de l'immobilier. Un seul exemple pour en comprendre les effets : à Villard de Lans, 1/3 des hôtels ont fermé depuis 1992, transformés en logements. Restent 10 hôtels et 300 chambres au lieu de 1000 en 1992.
Je suis étonné que le tourisme, pourvoyeur de devises et d'emplois, ressources pour tous les métiers ne soit pas mieux défendu. Pour ma part, cette industrie figure parmi mes priorités car Grenoble et l'Isère ne doivent pas reposer sur une activité dominante. Le tourisme est un formidable atout de diversification.
L'hôtellerie comme pour tous les commerces de Grenoble, les pouvoirs publics locaux ne défendent pas et n'accompagent pas ces branches d'activité économiques.
Quand on pense que M. Destot, Maire de Grenoble et Mme Fioraso, Adjointe à l'économie et au commerce ne sont pas capable de trouver des solutions pour les commerçants de la rue de Strasbourg.
Ces commerçants sont sinistrés à cause du déplacement de l'arret de tram, ce qui a pour conséquence du perte directe de chiffre d'affaires.
Rédigé par: Grenoble alternance | 20 mars 2007 à 16:11
Les pouvoirs publics locaux devraient réagir face à cette situation et à ces inquiétudes car ce secteur représente une importante quantité d'emplois non-pourvus.
Aussi bien la ville de Grenoble, le Conseil Général de l'Isère, la Métro ou encore à la CCI devraient intervenir.
La CCI devrait réagir plutôt que de s'occuper de virer des élues locaux lors de réunions publiques au siège de cette Chambre.
Rédigé par: Pour une alternance politique | 22 mars 2007 à 08:35
Grenoble a des atouts naturels énormes, des atouts économiques, touristiques, universitaires, culturels qui sont au même niveau, grâce à plein de responsables politiques, industriels, intellectuels qui ont construit la cité au fil des siècles. Par contre, il est flagrant que la ville est plombée depuis plusieurs années par l'idéologie de "l'enfer pour les automobilistes" et, ce qui est loin d'être accessoire, l'addiction procédurière de certains aigris. Les transports en commun tant vantés ne sont pas si prioritaires que claironné puisque Grenoble est très pénalisée par un accès SNCF indigne de son statut potentiel.
J'ai déjà évoqué ma conception d'un autre urbanisme tenant compte du fait que bientôt les voitures ne pollueront plus du tout, ou du moins que leur polution sera "délocalisée" dans des sites moins sensibles (hors "cuvettes", hors "inversions", bien ventilés). Pour l'autoroute vers Sisteron, il me paraît évident qu'il faut ouvrir vers Gap, ville du Dauphiné (souhait très cher des Gapençais eux-mêmes, soumis aussi aux caprices d'une minorité grenobloise inflexible). Cela coûtera cher, évidemment. Mais les recettes induites seront considérables, grâce à un nouvel élan donné au tourisme de l'Isère, des Hautes Alpes, sans négliger les économies liées aux accidents évités, même dans la Vallée du Rhône délestée d'un trafic trop intense, notamment lors des migrations de vacances. Et puis, il faut remercier la Nature d'avoir ouvert des boulevards depuis le Danemark jusqu'à la Méditerrannée, sauf de Monestier-de-Clermont à Gap justement. Faut-il attendre qu'une future glaciation achève la percée ?
Une circulation autoroutière facilitée à travers Grenoble, vers le Sud (avec, j'insiste, des voitures bientôt propres) ne pourra que promouvoir notre agglomération chez les millions de touristes qui la traversent (le contraire de la pagaïe actuelle qui en salit l'image). Une aire de repos vers Varces ou Vif devrait compléter le dispositif pour, à l'inverse de l'axe sale et honteux du contournement actuel, promouvoir la ville, ses atouts, tout en permettant aux voyageurs de se détendre, au lieu de pester contre les bouchons. Les effets sur la sécurité seraient sûrement considérables, dans la mesure où une seule vie sauvée, un seul handicap physique majeur évité vaut bien davantage que toutes les pâquerettes du monde
(mais, moi aussi, j'aime bien les pâquerettes - il n'y a pas d'incompatibilité entre mon rêve et le respect de la Nature).
Rédigé par: Jean-Jacques Thillet | 26 mars 2007 à 22:07
Il est clair que depuis que vous n'êtes plus aux responsabilités M. Carignon, Grenoble, son agglomération et notre département ont perdu beauoup et dans de nombreux domaines.
L'avenir économoque et social de notre région n'est plus assuré et nous comptons sur vous pour améliorer cette situation.
Rédigé par: Marine.Tervet | 04 avril 2007 à 13:50