Lorsqu'en 1992, comme Président du Conseil Général, je signais avec Pasquale Pistorio, PDG de ST microelectronics, l'installation de la firme à Crolles, j'avais bien conscience de l'importance de l'événement : nous étions bien dans la tradition de Grenoble, cette capacité d'innovation et de préparation de l'avenir.
Compte tenu des enjeux, de la dimension au moins Européenne de l'implantation, j'avais tout de suite établi que les financements locaux n'étaient pas à hauteur de l'ambition. C'est pourquoi cette implantation fut obtenue sans argent public local à l'issue d'un bras de fer où les concurrents et les sirènes ne manquaient pas. Depuis lors, les collectivités locales ont changé et investi 114 millions d'euros dans les phases suivantes. Une petite somme par rapport à l'investissement (1,4 Milliards d'Euros), mais une importante au regard des finances locales.
Aujourd'hui, les désengagements ouvrent la période d'incertitude. L'évidence du caractère stratégique de Crolles n'échappe à personne. Il est capital pour l'Europe et essentiel pour notre région, compte tenu du potentiel de recherche qu'il représente, des emplois qu'il génère, des crédits publics investis. Il s'agit de l'indépendance technologique européenne en microélectronique. L'État, actionnaire, devra exprimer sa volonté et son engagement si le temps actuel devait se prolonger.
Comme en 1992 avec la victoire de cette implantation face à l'Italie, comme nous avons gagné le Synchrotron face à Strasbourg, il conviendra au plus tôt que les responsables publics s'unissent pour défendre le site et l'objectif initial.
Une fois encore les grands dossiers de l'agglomération vont dépendre de notre capacité à nous rassembler au-delà de nos différences et du poids que nous aurons pour nous faire entendre au sommet de l'État.
Le dilemme est là : arriver à ce que les responsables politiques s'entendent pour pouvoir défendre de manière commune les intérets de notre région face à d'autres régions de monde.
Aujourd'hui nous avons à faire à une véritable concurrence entre les régions et la gauche locale est incapable de s'entendre dans sa propore majorité (il est donc inutile de parler d'union politique avec l'opposition).
A votre époque M. Carignon, Grenoble et sa région avaient réussi à prendre une avance considérable en matière économique et d'innovation industrielle. Aujourd'hui les collectivités de gauche préfèrent se désengager au profit par exemple d'un stade d'agglomération dont le cout est considérable.
Rédigé par: Damien Levalle | 22 mars 2007 à 08:41
Je considère que les collectivités locales n'ont pas joué leur rôle dans ce dossier.
C'était à eux d'intervenir auprès des chefs d'entreprise afin de limiter au maximum les suppression de postes de travail et de trouver des altenatives (reclassement, pré-retraite...).
Rédigé par: Pierre.L | 26 mars 2007 à 12:47
C'est inacceptable, M. Vallini, Président du Conseil Général de l'Isère reste les bras croisés et pendant ce temps l'avenir du site de Crolles 2 n'est pas assuré.
M. Vallini est plus préoccupé par sa campagne législative que par ses responsabilités d'hommes publics pour sauver des emplois dans notre département.
Vous Monsieur Carignon vous aviez réussi à faire construire le synchrotron à Grenoble.
Revenez aux responsabilités, nous avons besoin de vous !!!
Rédigé par: Hubert.L | 04 avril 2007 à 13:42