Ségolène Royal, adoubée par le PS, ne dit pas un mot de la situation internationale, en particulier rien sur le Liban, ne livre aucune analyse personnelle de la société, se contente de généralités vagues, de bonnes intentions de méthode, n'apporte aucune réponse précise sur aucun sujet qui taraude les Français.
Pendant ce temps, des dizaines de milliers de personnes à l'UMP votent pour le projet de la France d'après, analysant ce qu'il faut faire, les mesures à retenir, les choix à opérer : pendant ces deux jours, avec les jeunes qui tenaient la permanence UMP à Grenoble, j'ai vu beaucoup de citoyens qui se déplaçaient pour se prononcer sur le fond des choses. J'ai retrouvé cette politique de contenu à laquelle j'aspire de toutes mes forces.
J'ai aimé que l'on approuve telle proposition, que l'on critique telle autre, qu'on en propose une troisième : la politique retrouve ses lettres de noblesse quand elle est ce débat et cet échange entre citoyens responsables qui désirent participer à la chose publique et prendre le destin collectif en mains. Je suis heureux que ce soit l'UMP de Nicolas Sarkozy qui fasse cette démonstration pendant que le PS de Ségolène Royal se suffit de marketing et de contenant.
Il faut dire que comme l'écrit Geneviève Fioraso, ou plutôt GFi (ca fait plus jeun's) sur son blog: deux partis, deux méthodes.......Un parti qui bâti un programme autour de conventions thématiques élaborées avec des experts, dépassant tous les clivages politiques. Lesquelles conventions aboutissent à la rédaction d'un livret d'une cinquantaine de pages, entièrement compréhensible par tout un chacun. Sur la base de 16 conventions, je vous laisse imaginer la taille du projet.....Et de l'autre, un parti dont le projet a été élaboré en une nuit, sur trois pages, que tous les candidats à l'investiture critiquaient et que la candidate désignée a déjà dit qu'elle ne suivrait pas....il faut dire qu'elle a un programme beaucoup plus alléchant et refléchi, révélateur de son niveau d'intelligence qu'elle a annoncé par: "Dites moi ce que vous voulez et je verrai ce que je pourrai faire". Cela laisse quand même à désirer pour une personne qui va devoir représenter notre pays à l'étranger......Espérons que pour cette campagne, le mérite et l'intelligence priment sur le people!
Rédigé par: Nicolas | 27 novembre 2006 à 20:44
Nouvel arrivé sur Grenoble depuis l'Allemagne d'où je suis originaire, je viens de decouvrir votre blog. Je dois dire que je trouve interressant que les politique donnent la parole aux citoyen français par l'intermediair des blogs et de l'outil formidable internet. Je veux réagir sur cet article pour vous dire comment en Allemagne nous pouvons rire de la gauche française. J'ai toujours voté CSU car le social est a mes yeux tres important mais la realite d'un monde actuel l'est plus! Les socialistes françaises sont les plus archaiques de l'Europe.Heureusement je n'ai pas pouvoir voter en France mais je rigole bien. Il faut dire aux français de ouvrir les yeux et ne pas croire des promesses démagogues. Le socialisme doit adapter au monde actuel et je crois que la candidate choisir l'a plus été pour son image que ses idées. Heureusement puisque ces déclaration font peur et me font remonter le temps bien en arrière. Bon courage pour vous.
Rédigé par: Anton | 27 novembre 2006 à 20:59
Ce week-end, l’UMP a ouvert ses portes à l’occasion de l’opération 48 heures pour le projet de la France d’après.
Militants, sympathisants et élus ont débattu du projet législatif de l’UMP.
Cette mobilisation a suscité de nombreuses adhésions : 6 500 personnes ont rejoint notre formation politique durant ces deux jours. Un chiffre qui porte le nombre d’adhérents de l’UMP à 303 245.
L'objectif des 300 000 adhérents est donc atteint.
Rédigé par: Grenoble alternance | 27 novembre 2006 à 22:15
Bonjour,
Votre remarque sur Ségolène Royal, je la fais mienne : en effet, rien n'est dit sur le Liban ni sur les moyens d'innover afin de trouver une solution aux problèmes dont est victime le proche-orient...
mais cela dit, l'UMP semble peut encline à définir réellement une politique internationale : en savez vous plus que moi et qu'en pensez vous, Monsieur Carignon ?
après tout, dans une société de plus en plus ouverte sur l'extérieur, il me semble important de connaître l'avis de nos élus locaux sur ces questions !
Rédigé par: Bobo | 27 novembre 2006 à 22:16
A Bobo :
Cher Monsieur,
Concernant l’UMP il est évident qu’elle doit incarner la politique Étrangère de la France telle qu’elle a été définie par le Général de Gaulle et qui repose sur le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et l’indépendance et la sécurité des Nations.
Bien entendu un candidat à l’élection présidentielle peut et doit apporter son inflexion personnelle, dire comment il voit le monde de demain et comment il souhaite que la France l’appréhende. On peut ne pas être totalement d’accord avec Nicolas Sarkozy sur toutes ses options de politique étrangère ,on ne peut pas lui faire grief de ne pas les placer au premier rang de ses préoccupations et de ne pas les traiter.Sur ses options le débat sera ouvert.
Je préfère sa position au vide de la candidate socialiste qui pourra parfois paraître plus proche sur certains points mais cela relèvera plus du hasard ou de l’opportunisme que des positions de fond .
Quant je l’entends sur le sujet des femmes et de leur émancipation “ oublier “ le vote des femmes ( Général de Gaulle) la contraception ( Lucien Neuwirth) l’avortement ( Simone Veil) je constate que même sur les sujets qui semblent être les siens elle fait preuve d’une totale amnésie qui n’est pas un signe de bonne santé démocratique...
Bien amicalement,
Alain Carignon
Rédigé par: Alain Carignon | 28 novembre 2006 à 13:19
Il y a une vraie contradiction dans le message que cherche à faire passer Mme Royal. Elle souhaite incarner la candidature de l'insoumission, du renouveau, alors qu'elle est le produit même du système, la candidate de l'appareil.
Elle avait dès le départ comme principal soutien François Hollande, son compagnon, premier secrétaire du PS, mais aussi le numéro deux du PS et maire de Dijon François Rebsamen, le porte-parole Julien Dray, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault, ainsi qu'un comité de soutien qui allait de Pierre Mauroy à Georges Frêche.
Les Français mesureront sur la distance ce qu’ont enduré Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius lors de cette campagne interne qui vient de s’achever.
Rédigé par: sebastien.dinaud | 28 novembre 2006 à 13:44