Je le dénonce, l’UMP à mes côtés, depuis maintenant quelques années : Grenoble a progressivement perdu sa démocratie. Elle était pourtant pionnière en ce domaine au début des années 80, lorsque mon équipe municipale organisait un référendum sur la question controversée de l’arrivée de la première ligne de tramway dans la ville. Les Grenoblois se sentaient respectés et la Mairie donnait des réponses à leurs interrogations. Le travestissement de la vérité n’était pas la norme : la réponse récente de la ville de Grenoble indiquant que les 10 propositions pour une nouvelle gouvernance sont déjà en application sonne comme un terrible mépris pour la vérité. Ou bien les chiffres de l’endettement publiés qui ne sont pas les mêmes suivant que la ville s’adresse aux Grenoblois ou au Ministère des Finances. Nous n’interdisions pas alors l’expression de nos adversaires politiques comme la municipalité l’a fait lors des « Etats Généraux des quartiers » de SOS Racisme à Grenoble, prenant en otage, grâce aux deniers publics, un secteur associatif.
Mais la crise est telle que l’ADES et M. Gilles Kuntz, un adjoint au Maire, dénoncent aussi la « communication » de la ville, réduite à une propagande municipale à sens unique : « Aussi, nous voulons redire ici une fois encore notre désaccord quant à la conduite de la communication de notre ville. Rien que cette dénomination de service communication au lieu d’un service d’information et de débat citoyen montre la conception de ce service centré autour de la voix de son maire. Notre vote sur cette délibération ne portera pas sur l’excellent travail des personnels de cette Régie, mais bien sur la politique de la communication de notre ville que nous ne pouvons approuver ».
Si tant de grenoblois désirent intervenir dans le cadre des « forums citoyens pour l’alternance », si tant de propositions concernent la transparence et la démocratie, ce n’est pas un hasard : le sentiment d’étouffement est largement partagé et l’aspiration à respirer à nouveau par l’échange et le débat s’affirme chaque jour davantage. C’est elle que nous devons aussi incarner.
Cela n'a peut être rien à voir avec le sujet mais nous sommes trés inquiets au Clos d'Or avec la Maison de l'Enfance .Sous pretexte de travaux mal programmés nous sommes sans solution pour l'accueil des enfants.Ils sont 80 dans l'incertitude alors que la mairie avait promis une solution de remplacement qui n'existe pas.Ces mensonges sont aussi une forme de mépris.
Rédigé par: Martine | 16 octobre 2006 à 17:28
L'absence de démocratie locale à Grenoble... une épopée.
A titre d'exemple, dans le quartier des Granges à Grenoble (Alliés-Alpins), le projet d'une ZAC est en cours.
Aucune discussion !!! Ni la mairie (on commence à avoir l'habitude), ni le CCS4 consulte les habitants du quartier. Aucune information, aucune réunion, pas de débat...
Il est désormais loin le temps où un maire de Grenoble consultait ses concitoyens par référundum.
Rédigé par: Michel.D | 17 octobre 2006 à 14:04
Dans ce quartier (Les Granges), il y a en ce moment des travaux pour refaire les canalisations d'eau.
Il n'y a pas une personne de la mairie qui s'est déplacé dans ce quartier pour expliquer la nature et la durée des travaux... alors que l'on demande aux habitants de ce quartier de réaliser des tranchés dans leur propriété. Cela demande un minimum de d'informations de la part d'une part de la régie des eaux et d'autre part de la mairie.
Et bien sûr quand on demande aux CCS4 (conseil consultatif de secteurs) d'intervenir auprès de la mairie, on n'a pas d'interlocuteur.
Rédigé par: Stéphane L | 17 octobre 2006 à 14:44
Après ça, Michel Destot va dire aux grenoblois que la démocratie locale par l'intermédaire des conseils consultatifs de secteurs fonctionne correctement.
Les grenoblois ne sont pas idiots !!!
Rédigé par: Sandrine.M | 17 octobre 2006 à 14:48
Si tu participais à ces conseils ou au Unions de Quartier, au lieu de te plaindre, ca ferait peut être plus avancer le schmilblick....
Rédigé par: Spinof | 18 octobre 2006 à 14:31