En juin, j'ai présenté 10 propositions concrètes et précises pour une nouvelle gouvernance publique. Je crois en effet à une nouvelle éthique de la gestion publique. Parce qu'il faut tirer les leçons du passé. Parce qu'à Grenoble et dans l'Isère rien n'a changé depuis 10 ans, aucune initiative n'a été prise sur ce plan, aucune innovation apportée à la gestion publique.
Ces 10 mesures résultaient aussi de ce que j'avais entendu au cours des réunions des « Forums citoyens pour l'alternance » : Une forte attente, me semble t-il, en faveur d'une nouvelle pratique politique. Il m'apparaît en effet que le pouvoir moderne doit être humble, doit savoir écouter et consulter. Évidemment, ces 10 propositions sont soumises à débat, à critique, à amendements. C'est le propre de la démocratie.
Quelle ne fut pas ma surprise de lire la réponse de la municipalité de Grenoble à travers son porte parole : « Ces mesures sont déjà toutes mises en œuvre ». Ce qui m'a surtout frappé dans cette réponse, c'est le mépris qu'elle révèle : Les citoyens seraient si sous-développés qu'ils ne seraient pas capables de savoir que, par exemple, la municipalité de Grenoble a refusé d'organiser un référendum sur l'amputation du Parc Paul Mistral? Un tel manque de respect en dit plus long que tout sur l'impunité dans laquelle nos dirigeants locaux pensent être établis.
Julien Polat, Secrétaire Départemental Adjoint, a repris mes propositions et a demandé à l'Adjoint au Maire de bien vouloir lui apporter les preuves de ses affirmations. Je ne peux que vous engager à prendre connaissance de cet échange de correspondance. Il est édifiant. Démonstratif de l'état de la démocratie à Grenoble, là où l'ont amenée ceux qui nous dirigent depuis 10 ans.
Retrouvez-ici la réponse de Jérôme Safar.
Retrouvez-ici le communiqué de Yann Casavecchia, porte-parole de l'UMP, relatif à cet échange.

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