Dans trois jours s’ouvriront les 20ème Jeux Olympiques d’hiver à Turin. La flamme olympique faisait hier escale à Grenoble. Beaucoup de Grenoblois étaient réunis pour l’occasion, et pour retrouver avec émotion ceux qui avaient porté haut les couleurs de la France dans notre ville, il y a 38 ans. Marielle Goitschel et Alain Calmat ont ainsi redonné vie, ensemble, à la vasque Olympique du parc Paul Mistral. L’occasion pour chacun de se remémorer de beaux souvenirs, lorsque Grenoble se faisait ambassadrice de notre pays aux yeux du monde. L’occasion également de constater avec regret et tristesse qu’elle a aujourd’hui perdu ce rang, en dépit de la détermination et du dynamisme toujours aussi forts de ses habitants. L’espoir aussi, recouvré par cette ferveur populaire à l’accueil de la flamme, significatif de la volonté forte des Grenoblois prêts à s’engager pour rendre à Grenoble le statut qui est le sien. Un espoir que la motion en Wiki que j’avais publié sur ce blog avait traduit de manière éloquente il y a quelques mois déjà.
A la vue de la flamme Olympique qui transmet ses flambeaux à la vasque grenobloise, je ne peux m’empêcher de transposer cette image dans un futur finalement pas si lointain, formant le vœu que 2018 puisse consacrer Grenoble ville Olympique, 50 après 1968. Non pas seulement pour l’organisation de l’événement sportif international que nous apprécions tous et qui porte haut les valeurs de fraternité, de solidarité et de mérite. Mais également pour le formidable potentiel de développement que cela offrirait à Grenoble et l’Isère toute entière.
Depuis plus de 10 ans, la paralysie pour les grands dossiers de liaison et de contournements de l’agglomération, l’absence de décision pour les tunnels sous la Bastille et la Chartreuse, notre mise à l’écart par Chambéry du futur TGV Lyon-Turin, les retards de desserte de nos stations touristiques et de la liaison vers Sisteron, mettent notre cité en situation dangereuse quant à sa qualité de vie, la pollution, ses modalités de déplacement et son attractivité économique. J’ai la conviction que l’organisation de Jeux d’hiver par Grenoble pourrait à nouveau catalyser les énergies, contraindre les élus à trancher, obtenir des financements exceptionnels. Grenoble a besoin d’un nouveau volontarisme, d’une véritable rupture avec l’éloignement actuel des aspirations citoyennes. Grenoble mérite un nouveau départ qui dépasse les limites politiciennes et les pauvres enjeux de l’instant.
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