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04 novembre 2005

Commentaires

Jean-Jacques Thillet

A l'occasion d'un séjour en Nlle-Zélande, j'ai notamment découvert l'organisation des villes anglo-saxonnes dans un pays qui est connu pour sa fibre écologiste convaincue et pratique. C'est en subissant l'incroyable congestion grenobloise que je me suis dit : et si l'approche française de la brimade de l'automobiliste au nom de la pollution était déjà un archaïsme, de plus ?
A Auckland, je suis arrivé par une autoroute à 2x4 voies. Elle pénètre, à travers un univers pavillonnaire réparti dans un paysage de collines, jusqu'à proximité du coeur de la cité, administratif, d'affaires, de services (commerces notamment). Autour du centre, mélangeant harmonieusement gratte-ciel ultramodernes et quelques vestiges d'une architecture traditionnelle, tout un réseau de parkings silos, aériens ou souterrains. Le visiteur s'y gare, moyennant péage, puis gagne à pied l'animation des artères.
Impressionné par la PROPRETE, la multitude des galeries commerciales très belles. Par le grand nombre des sanitaires d'une propreté extraordinaire pour qui vit en France. Ils sont parfaitement indiqués, GRATUITS, proposent même de l'eau chaude. Ils sont RESPECTES, sans commentaires ou annonces débiles. La QUALITE induit le RESPECT des lieux et inversement. Je me dis désormais que le niveau de civilisation d'un pays se juge à la qualité de ces équipements basiques, ô combien nécessaires (surtout dans une population qui vieillit...), ô combien signifiants pour nos amis touristes. Personnellement, je juge un travail au soin de ses finitions, même si je ne suis pas dupe de l'épate (le look n'est pas une garantie en soi, l'"habit ne fait pas le moine"...).
Mais je m'égare un peu, apparemment...
L'idée est donc de considérer que le choix dissuasif, répressif (Grenoble, seconde ville de France pour les PV !) vis à vis de l'automobiliste est celui d'une époque révolue.
Bien loin de moi l'intention de rejeter les transports en commun (et pourquoi pas, bien au contraire, des monorails "propres" - à sustentation magnétique - vers Lyon, Genève, vers les pôles du Voironnais, du Grésivaudan, du Sud-grenoblois ?), l'utilisation du vélo (à quand cette fameuse liaison olympique Grenoble-Albertville, symbole d'une vraie volonté de promotion de ce moyen souple et sain d'évolution individuelle?). Mais, il faut se rendre à l'évidence, pour des raisons économiques autant que pratiques, les liaisons périphériques, circulaires seront toujours insatisfaisantes ; seuls les transports radiaux peuvent vraiment atteindre un niveau de service efficace.
La pollution ne peut plus être une obsession, un alibi, un critère majeur d'organisation des déplacements, donc du tissu urbain. La voiture pollue de moins en moins, d'ici peu elle ne polluera plus du tout (biocarburants, moteurs hybrides - électriques en parcours urbains -, piles à combustible ne sont plus de la science fiction). L'urbanisme, action lourde et tellement exaltante de la politique, doit anticiper, prendre le vent des évolutions technologiques. L'auto peut, doit redevenir un partenaire à part entière, non honteux des plans de circulation.
Ainsi, se dessine une autre ville, une autre conception, une autre philosophie...
Un centre de services (administrations, commerces...) moderne, avec retour des tours, à l'instar d'Europole, voire bien plus haut encore, l'exiguïté du territoire le réclamant. Mixité du traditionnel et du mouvement, mariage souvent très esthétique. La poursuite de l'effort pour mailler la cité de transports collectifs confortables, efficaces, porteurs de beauté nouvelle (bus, rames de métro, traitement induit des artères, de l'accompagnement végétal, mobilier urbain, signalétique...), de pistes cyclables sécurisées (le cycliste risque gros quand l'automobiliste se bat avec la circulation, la nuit, la buée, les reflets des lumières de la cité...). Mais aussi des "pénétrantes" autoroutières réhabilitées, un ensemble de parkings-silos, enterrés si possibles, mais esthétiquement intégrés si aériens (et, en tout premier, l'un d'eux pour absorber la fréquentation du futur stade d'agglomération, sur la Tronche, sur les anciens terrains de l'armée, relié au parc Mistral par une passerelle, voire aussi un "shuttle" monorail).
Et puis, le tunnel sous la Chartreuse, la réhabilitation de la rocade Sud, plus large, plus fluide, éclairée, enfin propre, avec une aire de repos pour promouvoir les produits locaux, le tourisme, le high-tech, Grenoble et l'Isère quoi, au lieu de cet axe de la honte actuel, où des millions de touristes étrangers en transit ne découvrent de la capitale que le verso sinistre, indigne.
Jean-Jacques Thillet

Jean-Jacques Thillet

A partir d'une contribution personnelle au blog de "télégrenoble" (débat sur l'A51 - Grenoble/Marseille, le 21 oct.)

Débat bien mené, passionnant, passionné...

J'apprends que le ministre prendra position en 2006, qu'elle sera suivie d'une "enquête publique", qu'il faudra donc attendre, attendre, attendre encore des mois... Les Ecolos engageront des procédures d'obstruction, forcément, intérêt général bien compris... Le ministre sautera, la majorité aussi, peut-être... "RESET" ! Et on repartira pour un nouveau cycle... La verrai-je un jour cette A51 arlésienne ? Du haut des nuages sans doute...

Merci aux Verts de s'inquiéter des coûts comme s'ils allaient tout payer de leur poche. Evidemment que ce type d'infra coûte cher, très cher. Ms les chiffres n'ont plus de sens pour personne à ce niveau-là. Et puis, il y a une part de pari, de défi (une "nouvelle frontière" !) : a priori, l'"EPO" qu'elle injectera dans le secteur aura des conséquences très positives de dynamisation de l'économie, de création de recettes importantes... sans compter, et c'est essentiel, les économies faites sur la mort, les traumatismes physiques, psychiques, affectifs...

On nous explique qu'il est impossible d'envisager de faire traverser Grenoble par un nouvel axe autoroutier parce que l'agglo est au bord de l'embolie. C'est trop vrai, hélas ! Justement, il faut tout faire pour relever ce défi, réoxygéner la ville, son économie. Il n'y a pas de fatalité à la médiocrité, de destin néfaste scellé pour l'éternité. Curieux argument !

L'A51, c'est bien plus de pollution". Faux, car il ne faut pas juger en tenant compte du pouvoir d'émission nocif actuel de l'auto moyenne. Les moteurs ont fait d'immenses progrès, ils en feront d'autres. Les biocarburants sont pour 2006 (pollution "0" par recyclage du CO2) ; ils donneront en plus un coup de fouet à l'économie agricole hexagonale. Et puis arrive la "pile à combustible", pas dans les BD de SF, demain, très bientôt. Il faut ANTICIPER, sortir des critères du passé, inventer l'avenir, ce que l'"idéologie du rétro" fait très mal, nostalgique des paradis perdus.

Gap, et avec elle toute une région touristique attend cettte renaissance par transfusion. Comme je comprends leur impatience, leur rage ! Une poignée d'irréductibles réfractaires au progrès bloque tout depuis des lustres (Petibonum !), au mépris de la démocratie (mais "en son nom", par un incroyable renversement des valeurs !). Chacun a le droit d'exprimer son point de vue, de faire valoir ses réticences, de proposer des alternatives, des correctifs, des solutions pour réduire au maximum les traumatismes écologiques (et cette ambition je la partage à 1000%), mais il arrive un moment - dans un délai raisonnable - où la majorité décide. Il y a bien longtemps que le délai raisonnable est dépassé... et montent les coûts (les moyens de les réduire aussi, c'est vrai - mais faut-il pour autant attendre indéfiniment ?).

"Gap, réservée, limitée au tourisme", activité réclamant les accès les plus écologiques possibles (des sentiers ?) ? Incantation, vision partielle, partiale (mais enfin qu'en pensent les Gapençais eux-mêmes ?). Gap jouit d'un exceptionnel climat. Une cité qui peut, doit, développer des activités de service par le télétravail (mens sana in corpore sano !). Les Autrichiens, p. ex., ont prouvé depuis des décennies (autoroute du Brenner) qu'un axe autoroutier peut être à la fois efficace et beau, se couler d'une vallée à l'autre sans traumatiser les paysages, respecter la Nature, la valoriser même (ne serait-ce qu'en la faisant découvrir et admirer à bien plus de migrateurs touristiques). Encore la crispation sur le passé, sur un idéal stérile (le 1er "Cro-Magnon" qui a tracé un sentier a-t'il eu tort de martyriser des pâquerettes ?).

ITER se prépare. Entre Marseille et Grenoble, via Gap, un axe d'échange, de respiration, de vie moderne et efficace - mais néanmoins BEAU (autoroute de Maurienne : 10% du coût total consacré aux précautions environnementales, légitimes, indispensables, obligatoires !) doit se réaliser dans l'URGENCE. Au-delà, c'est la Silicon Valley à la française qui s'en trouvera boostée, jusqu'à Genève. Alors, cette dynamisation intense (des emplois !) ne justifie-t'elle pas - sans concession aucune à qualité du paysage, à l'hygiène publique - les énormes coûts du déverrouillage de l'"accès aux mers chaudes" (autre retombée potentielle pour des millions de touristes d'Europe du Nord, d'Allemagne, du Bénélux, de Suisse, du NE de chez nous...) ? La réponse est tellement évidente qu'il m'apparaît délirant de continuer à débattre, à brasser de la fumée et du vent. En "dommage colatéral", une AMELIORATION du contournement de Grenoble par l'indispensable tunnel sous la Charteuse, d'abord par la rocade actuelle ne sera pas un luxe. Pour la rocade, justement et en urgence, amélioration physique (élargissement) mais aussi esthétique car, depuis des années, c'est l'axe de la honte, dégueulasse, graffité, sans lumières, mal entretenu, pollué de sacs plastiques et de papiers, à la végétation abandonnée à ses instincts de friche. Les Verts ne paraissent pas plus traumatisés que les autres de cette indignité. Des millions de gens (touristes voisins ou plus lointains) ne connaissent de Grenoble que cette coulée cloaque. Belle promo pour la cité "High Tech" ! Insulte à la beauté de l'environnement, insulte au bon sens et à la qualité de vie, alibi pourtant de tant de discours politiques racoleurs. Je me demande si ces défaillance de confort et d'agrément, ces manifestations détestables du mal français dans sa composante "bla-bla" sectaire,interminable, stérile ne pèsent pas aussi dans certains choix stratégiques d'investisseurs étrangers...

Jean-Jacques Thillet

Jean-Jacques Thillet

A propos du coût de la construction du dernier tronçon de l'A51, je veux ajouter ceci après discussion avec un ami géologue.

D'abord, il ne semble pas qu'il y ait de problème géologique insurmontable ou, du moins, qui rendrait le projet exceptionnellement déraisonnable. Seule la nature accidentée du relief fait que de très gros investissements sont incontournables en ouvrages d'art (viaduc, tunnel...). En Italie, des problèmes de cette nature ont très bien été gérés depuis longtemps.

Le COÛT ? Il s'annonce énorme si on ne raisonne qu'en terme de liaison Grenoble-Gap. Et encore, je crois avoir insisté plus haut sur la nécessité, pour être lucide, de mettre en regard le prix et les conséquences attendues. Un pontage coronarien est une opération lourde et coûteuse mais il redonne la vie, il ouvre aussi une autre période où la santé améliorée coûtera moins cher à l'individu, à la collectivité. Ces recettes induites, pas faciles à quantifier mais certaines et considérables (en l'occurence redynamisation touristique du Trièves, de Gap, des Hautes-Alpes, retour du "sang", de la vie...) doivent être prises en compte dans la balance comptable du projet.

Mais, achever le tronçon Grenoble-Gap va bien au-delà de la mise en relation de ces 2 cités, très proches culturellement, historiquement (Gap fait partie du Dauphiné dont la capitale reste Grenoble). Terminer l'A51, c'est connecter Genève à Marseille, la Suisse au Sud de la France, et, bien au-delà encore, ouvrir un nouvel axe de circulation vivifiant entre le Nord et le Centre de l'Europe et la Méditerrannée (ce qui justifierait, me semble-t'il, une implication musclée de la CEE). Alors, le coût "trop" important de ce segment montagneux s'effondre en regard de son impact. De plus, il faut bien prendre en considération, aussi, le fait que la Nature a ouvert dans l'ensemble des cheminements inespérés, très faciles, d'aménagement peu coûteux, de Genève à Montmélian, puis dans le Grésivaudan, enfin de Gap à Marseille par la vallée de la Durance. Si elle a installé un seuil, un verrou, pour séparer "Alpes-du-Nord" et "Alpes-du-Sud", il ne faut tout de même pas chipoter. Elle a fait l'essentiel en offrant ce merveilleux cadeau aux alpins : un boulevard, une artère.

Jean-Jacques Thillet

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